L’année 2025 a marqué une nouvelle étape pour l’Ombudsman des avocats de l'OBFG. Avec une activité en croissance constante et l’extension de sa compétence aux clients professionnels, le Service souhaite agir comme une institution moderne de résolution extrajudiciaire des conflits, au service des justiciables et des avocats.
Le dépouillement des rapports de fin de mission de cette année pointe une réalité sans équivoque : la majorité des litiges ne naît que rarement d’une faute grave d’un avocat, mais plutôt d’une rupture du lien. Le défaut d’information proactive, l’opacité perçue des honoraires et les délais de réponse excessifs entraînent de la défiance que l’intervention humaine et tierce du Service peut apaiser.
Si environ 40 % des dossiers se règlent par un accord ou un apaisement concret, ce chiffre positif ne doit pas occulter nos difficultés. Le silence ou le refus de participation de certains avocats (35 % des dossiers) reste l’obstacle majeur à l’intervention du Service. Or, pour l’avocat, collaborer avec l’Ombudsman ne signifie aucunement un aveu de faiblesse ni être mis en procès ; c’est une « seconde chance » offerte à la relation avocat-client pour éviter l’escalade judiciaire ou disciplinaire et trouver une solution acceptable pour les deux parties.
Vous trouverez bien d'autres informations utiles pour votre pratique dans le Rapport 2025 qui est disponible ici.
Pour l’avenir, le Service compte rester particulièrement attentif à deux éléments. D’une part, pérenniser le travail efficace de nos Ombudsmans locaux par un soutien constant et des outils numériques performants. D’autre part, transformer la saisine de l’Ombudsman en un « réflexe » naturel.
En 2026, l’enjeu sera de convaincre chaque avocat que notre Service constitue une opportunité autant qu’un mode amiable de résolution des conflits. Restaurer la confiance là où elle s’est brisée, c’est non seulement servir le justiciable, mais c’est aussi préserver l’image et la perception de la profession, si nécessaire dans un état de droit.
Marie-Anne Bastin,
Ombudsman de l’Ordre des barreaux francophones et germanophone
Philippe Carreau,
Ombudsman suppléant de l’Ordre des barreaux francophones et germanophone