La rentrée de la Conférence du Jeune Barreau de Mons des 5, 6 et 7 décembre 2025

La rentrée de la Conférence du Jeune Barreau de Mons des 5, 6 et 7 décembre 2025.

Il s’agissait, une fois de plus, de sacrifier au rituel annuel, qui crée la fête. Comme l’a écrit Saint-Exupéry « C’est ce qui fait qu’un jour est différent des autres jours, une heure, des autres heures ».

A Mons ce rituel se déroule en sept actes.

Acte un – le 5 décembre

Le vendredi à 11 heures 30 dans la salle des Pas Perdus du Palais de Justice de la rue de Nimy n°35, le dépôt des fleurs au Mémorial Paul Cavenaile, décédé en captivité à la fin de la seconde guerre mondiale.

Le Bâtonnier Bernard POPYN rappelle qu’il s’agit de rendre hommage à un confrère qui a fait de la liberté son combat et de la dignité son repère en ces termes :

« Le respect et le silence règnent en maîtres dans ce Palais de justice lorsque, chaque année, à la veille de la Rentrée solennelle, le Barreau de Mons rend un hommage à Maître Paul CAVENAILE.

Né à Mons en 1906, il fit ses études à l’Université Libre de Bruxelles.

Après avoir prêté serment le 3 novembre 1930 et avoir accompli son stage, il fut inscrit au Tableau de l’Ordre le 28 décembre 1933.

Enfant, il avait connu le premier conflit mondial.

Avocat quand éclata la seconde, il s’engagea très tôt dans la Résistance et il fut arrêté le 23 mars 1943.

A ceux qui l’exhortaient à fuir, sentant autour de lui le bourreau, il répondait :

« Puisqu’on m’appelle : j’irai. Ils seraient capables d’en prendre d’autres au lieu de moi-même. »

Rapporte son ami, Maître Albert JACQUEMOTTE, lors de l’hommage qu’il prononça à l’occasion du Mémorial aux anciens élèves de l’Athénée Royal de Mons, décédés durant la guerre.

Il est mort pour son pays à Monthausen en février 1945.

Depuis 1948, le Barreau installa en sa mémoire cette plaque commémorative dans la salle des pas perdus.

Cette commémoration s’ancre dans une réalité bien proche aujourd’hui par la guerre qui fait rage depuis quatre ans aux portes de l’Union en Europe, mais aussi par les attaques de plus en plus virulentes contre la profession d’avocat dans les régimes autocratiques même européens.

On ose imaginer l’horreur des années de captivité qu’il a endurées.

Maître Simon GRONOWSKI, avocat au Barreau de Bruxelles, est un des derniers rescapés de la Shoah.

Raflé avec sa mère et sa soeur le 17 mars 1943 à leur domicile à Etterbeek parce qu’ils étaient juifs, il a pu s’échapper du convoi qui l’emmenait avec sa mère à Auschwitz dont ni elle ni sa soeur ne reviendront.

Il a pu rejoindre son père mais ils vécurent dans la clandestinité séparément jusqu’à la libération.

Comprenant que son épouse et sa fille ne reviendraient pas, son père est mort de chagrin le 09 juillet 1945 et Simon est resté seul sans famille à l’âge de 13 ans et demi.

Il s’est tu pendant 60 ans.

Ce n’était pas un secret, ses proches et ses amis savaient mais ils ne parlaient pas.

De peur de tomber dans la dépression, lassé ou d’inspirer la pitié durant 60 ans, il a voulu tourner le dos au passé, oublier ses larmes de petit garçon privé brutalement de sa famille par la folie humaine.

« Après la mort, il faut créer la vie » écrit-il dans son ouvrage récemment publié « Plaidoyer pour la paix ».

« Malgré les tragédies du passé, écrit-il, comme celles que j’ai vécues et que d’autres ont vécues, qui ont soufferts plus que moi, et malgré les tragédies d’aujourd’hui car aujourd’hui encore, dans le monde, il y a des hommes et des peuples qui souffrent, je garde ma foi dans l’avenir car je crois en la bonté humaine… »

Gardons en mémoire l’exemple et la destinée des confrères qui nous ont précédés.

Avocat, souviens-toi !

Je vous invite à respecter une minute de silence.

Acte deux – La soirée du vendredi

La soirée du vendredi organisée par l’Association des Anciens(nes) Président(e)s de la Conférence du Jeune Barreau, qui compte à ce jour 44 membres.

Elle se déroula cette année aux Cours de Justice dans la cafétéria.

Tout le barreau fut invité y compris les avocats honoraires.

Au cours de celle-ci des extraits des revues passées furent projetés ainsi que de la pièce jouée à trois reprises fin mars 2015, sur le procès fait à Pauvert qui avait édité les œuvres du Marquis de Sade …

L’ambiance fut fort animée, joyeuse et d’une belle convivialité.

Acte trois

Le samedi à 11 heures 45, rendez-vous à « La Table du Boucher » pour le sacro-saint déjeuner aux « Huîtres ». Nous y retrouvons le Jeune Barreau, les anciens bâtonniers et président(e)s et nos invités, administrateurs d’avocat.be et représentants des barreaux du Nord comme du Sud du pays.

Il s’agit d’un moment délicieux dans tous les sens du terme.

Nous eûmes même la visite de Saint-Nicolas …

Acte quatre

La séance solennelle de rentrée se tient, comme d’habitude, à 15 heures.

C’est la Salle Saint-Georges, près de l’Hôtel de Ville qui en fut l’écrin, à défaut du mythique Salon Gothique, rouvert aux visiteurs, précisément ce 6 décembre, après une longue et splendide restauration.

Cette ancienne chapelle scabinale construite en 1608 nous offrit ses voutes où pouvaient retentir les discours.

La Présidente du Jeune Barreau ouvrit la séance en rappelant qu’elle coïncidait avec le cent trente-cinquième anniversaire de la Conférence fondée le 11 décembre 1890.

Elle accueillit les invités et céda la parole à Monsieur le Bâtonnier qui fêtait sa troisième rentrée en cette qualité.

Il prononça les éloges funèbres de Maître Yvette Debouche-Mazy, notre doyenne, décédée le 4 juin 2025 et de Maître Pascal Baurain, décédé le 3 septembre 2025, au terme d’une maladie aussi subite qu’impitoyable.

Il rappela la nécessité de renforcer l’unité de notre profession afin de garantir la défense des intérêts des justiciables et de la justice malmenée.

Nous vivons des temps où l’horreur atteint des victimes innocentes, sur tous les continents, comme, hélas par le passé, aux temps sombres du nazisme et de l’intolérance qui … refont sournoisement surface.

Il nous appelle à la vigilance et bien plus à l’engagement afin que l’avenir s’éclaircisse.

Le Bâtonnier Popyn rappelle le destin tragique de notre confrère bruxellois Simon Gronowski, âgé de 94 ans, un des derniers rescapés de la Shoah qui vient d’écrire :

« Un plaidoyer pour la paix ».

Nous devons entrer en résistance active.

C’est le devoir et la dignité de notre profession.

Devoir d’indignation comme l’a écrit Stephane Hessel.

Car « tout peuple qui s’endort en liberté se réveillera en servitude » avertissait le philosophe Alain dès 1934.

« Ainsi commence le fascisme. Il ne dit jamais son nom, il rampe, il flotte. Quand il montre le bout de son nez, on dit : C’est lui ? Vous croyez ? Il ne faut rien exagérer ! Et puis un jour on le prend dans la gueule et il est trop tard pour l’expulser. »

(Léa France Gourdji dite Françoise Giroud en 1997 dans son « Journal d’une Parisienne »).

À ceux qui seraient tentés de considérer notre pays comme « vacciné » du risque autoritaire – du fait du précédent de la seconde guerre mondiale – on peut simplement rappeler l’Italie de Giorgia Meloni, la Hongrie de Viktor Orbán et la Pologne de Mateusz Morawiecki.

Le basculement depuis un système démocratique vers un gouvernement autoritaire est un processus fait de petits renoncements et d’inaction jusqu’à ce qu’un point de non-retour soit atteint.

Dans son ouvrage « Résister » Salomé Saqué démontre avec une grande intelligence l’émergence depuis les années 1990 de ces glissements sémantiques « droit-de-l’hommisme », « wokisme », « islamogauchisme », « ensauvagement », « grand remplacement », sont des mots bien installés dans le champ lexical du débat public.

Il faut construire un sentiment d’appartenance, de solidarité, impliquant des personnes de diverses origines et milieux sociaux dans des projets communs, des associations dans le domaine de l’éducation, de l’entraide sociale, du sport, de la culture, fondé sur des valeurs de respect et d’entraide, former un rempart contre les discours qui cherchent à dresser les individus les uns contre les autres voire entrer en action.

De moins en moins de nos confrères s’engagent en politique et ceux qui le font oublient parfois qu’ils sont avocats.

Maintenir la cohésion du Barreau et du monde judiciaire.

Mais aujourd’hui, quelque chose de plus grand doit nous rassembler : la volonté de préserver ce qui nous est le plus cher.

La liberté, l’égalité et le respect.

Refuser les extrêmes n’est pas une posture politique, c’est un acte profondément humain. Alors, unissons nos voix, nos convictions et nos espoirs. Car lorsque nous avançons ensemble, aucun extrême ne peut nous diviser.

L’avenir nous appartient.

Discours de l’oratrice

Maître Dounia Smeyers l’oratrice du jour prit alors possession de la tribune.

Après nous avoir, malicieusement, fait croire qu’elle allait nous entretenir de son idole Taylor Swift, elle en vint à son sujet, autrement moins glamour : l’autonomie personnelle.

Elle retraça, avec la précision et la rigueur d’une horlogère, l’évolution de la jurisprudence internationale.

Je vous restitue ci-après les extraits essentiels de son étude qui mérite, à coup sûr, d’être publiée dans une revue de droit de très haut niveau :

« Aujourd’hui je vais vous parler d’un concept qui m’intéresse beaucoup en raison de sa fonction essentielle dans notre société plurielle, en raison des questions fondamentales et parfois complexes, souvent controversées, qu’il pose, mais aussi en raison du lien étroit qu’il entretient avec la tolérance, une valeur qui m’est particulièrement chère.

Aujourd’hui, je vais vous parler du concept d’autonomie personnelle.

  • Définition

C’est la « possibilité reconnue au sujet de poser sa propre norme », ou encore le « droit de décider pour soi-même… le droit de faire ses propres choix ».

2) Naissance du concept en droit nord-américain

Au départ, le droit au respect de la vie privée était donc une protection domiciliaire strictement limitée à la protection de la propriété de l’individu.

Le respect de la vie privée ne se cantonne plus uniquement à la protection du domicile, mais également à la protection de l’intimité, comprise comme la vie intérieure de la personne, les informations intimes qui constituent son identité.

Après avoir rappelé l’évolution du droit à la vie privée, la Cour suprême fédérale va admettre que « ce droit à la vie privée (…) est de portée suffisamment vaste pour inclure la décision d’une femme de mettre ou non un terme à sa grossesse ». Et de conclure : « Le tort que l’Etat cause à une femme enceinte en lui refusant ce choix est absolument évident ».

3) Importation dans le système de la Convention européenne des droits de l’homme

C’est en 2002, avec l’arrêt Pretty c. Royaume-Uni, sur lequel je reviendrai, que la Cour européenne des droits de l’homme va expressément consacrer le concept d’autonomie personnelle, affirmant que cette notion « reflète un principe important qui sous-tend l’interprétation des garanties de l’article 8 ».

Parce que chacun est différent et aspire à une existence particulière en raison d’une conception de la vie qui lui est propre, chaque individu doit pouvoir prétendre au mode de vie qu’il a choisi, dès lors que c’est celui-là même qui le rendra heureux.

4) Applications

Sous l’angle du droit au respect de la vie privée, cette faculté de choix va notamment se manifester dans le domaine de la libre disposition de son corps, qui regroupe entre autres les questions liées à la fin de vie, à la vie sexuelle ou encore à la procréation, ainsi que dans le domaine de l’identité personnelle.

  1. Le droit de disposer de son corps

La fin de vie

Et qu’« A une époque où l'on assiste à une sophistication médicale croissante et à une augmentation de l'espérance de vie, de nombreuses personnes redoutent qu'on ne les force à se maintenir en vie jusqu'à un âge très avancé ou dans un état de grave délabrement physique ou mental aux antipodes de la perception aiguë qu'elles ont d'elles-mêmes et de leur identité personnelle. »

A la lumière de cette pertinente réflexion, les juges de Strasbourg vont conclure qu’empêcher Madame Pretty de mettre un terme à ses souffrances avec l’aide de son époux constitue une violation de son droit au respect de vie privée.

▪ Les pratiques sadomasochistes

Elle relate l’arrêt K. A. et A. D. c/ Belgique.

La Cour va considérer que « le droit d’entretenir des relations sexuelles découle du droit de disposer de son corps, partie intégrante de la notion d’autonomie personnelle », et rappeler : « la faculté pour chacun de mener sa vie comme il l’entend peut également inclure la possibilité de s’adonner à des activités perçues comme étant d’une nature physiquement ou moralement dommageables ou dangereuses pour sa personne ».

  1. Le droit à l’identité sexuelle

▪ Les personnes homosexuelles

À partir de la fin des années 1990, la Cour européenne des droits de l’homme va donc adopter plusieurs arrêts protégeant les droits des personnes homosexuelles dans divers domaines de la vie sociale. Par exemple, la Cour condamnera à plusieurs reprises les législations britanniques autorisant la révocation de militaires en raison de leur orientation sexuelle.

▪ Les personnes transgenres

Dans deux arrêts prononcés le 11 juillet 2002, la Cour de Strasbourg reconnaitra pour la première fois que « l’élément chromosomique ne doit pas inévitablement constituer le critère déterminant aux fins de l’attribution juridique d’une identité sexuelle ».

5) Limites et critiques

L’oratrice développe longuement son approche.

Elle plaide pour une dépénalisation totale de l’euthanasie : 

Si on prend l’exemple de l’euthanasie, et même de l’aide au suicide, la protection de l’intérêt général n’est pas fondamentalement remise en cause pour autant que la dépénalisation intervienne dans des circonstances particulières fixées par la loi et moyennant la rencontre de conditions strictes dont le consentement libre et éclairé de l’intéressé.

Le propre de l’humain est de pouvoir raisonner et décider de ce qu’il y a de mieux pour lui. Tant que ses choix se font dans le respect des autres, de leur liberté et de leur dignité, ils doivent être respectés.

6) Fonction du concept

Pour reprendre les mots d’Hélène HURPY, dont la thèse de doctorat portait sur la fonction de l’autonomie personnelle dans la protection des droits humains :

« Loin de se réduire à une notion hyper-individualiste qui ne saurait que promouvoir les désirs égoïstes et mortifères de la personne humaine, l’utilisation de l’autonomie personnelle permet de saisir de manière dynamique et concrète la personnalité de chacun, qui se déploie en réalité au sein de la sphère sociale et dans les relations établies avec autrui. »

7) Mise en danger actuelle

L’oratrice est moins optimiste qu’elle.

L’évolution des Etats-Unis, sous l’autorité de Donald Trump, est alarmante :

L’identité des personnes transgenres est reniée.

De l’autre côté de l’Atlantique, les droits individuels sont attaqués de toute part.

Certains remparts, pourtant, résistent encore.

Il y a à peine un mois, le 10 novembre 2025, la Cour suprême des Etats-Unis a refusé d’examiner un recours contre la constitutionnalité du mariage entre personnes de même sexe.

Il en est de même en Hongrie, en Pologne.

Nous ne sommes pas à l’abri d’une évolution régressive.

De part et d’autre de l’Atlantique, les discours de haine se banalisent et les politiques n’hésitent pas à s’en servir avec une totale décomplexion.

Conclusion

Elle rappelle que lors d’une table ronde intitulée « Controverse sur l’autonomie personnelle et la liberté du consentement », Madame Françoise TULKENS, ancienne juge et Vice-présidente de la Cour européenne des droits de l’homme, a rappelé qu’il fallait se montrer « méfian[t] devant les indignations (…) qui sont davantage fondées sur soi que sur les autres, sur nos propres expériences ou conceptions du réel et de la vie que sur celles des autres qui nous sont étrangères et nous font parfois peur ».

Parce qu’au final, c’est bien de peur dont il est question.

Protéger et préserver ce concept, c’est choisir collectivement le camp de l’ouverture plutôt que celui de la peur, de la tolérance plutôt que du rejet.

Je suis profondément convaincue que chacun doit pouvoir mener une existence authentique, en adéquation avec ses propres valeurs ; une existence où l’on peut être soi, tout simplement, mais toujours dans le respect de l’autre.

Elle termine en citant la chanson de Taylor Swift qui l’a inspirée, et adressée à Donald Trump :« You need to calm down », qu’elle traduit « Il faut vraiment que tu te calmes ».

L’assistance applaudit cette superbe performance qui nous avait conquis.

Réplique de la Présidente Juliette Dulieu

Il appartient à la Présidente de prononcer sa réplique.

D’entrée de jeu elle nous prévient : Elle ne critiquera pas le discours de l’oratrice avec lequel elle est totalement d’accord.

L’autonomie personnelle de l’individu est pour elle aussi une valeur intangible dans notre société, pour ne pas dire dans notre civilisation …, dans toutes les composantes abordées.

Elle souhaite toutefois y apporter une dimension qui n’a pas été analysée et qu’elle estime importante.

Il s’agit de la dimension sociétale de l’autonomie personnelle …

Puis-je me permettre de rappeler en quelques mots que …

… l’être humain est un « animal social » par excellence.

Depuis son émergence en Afrique australe, (rappelons-nous … Lucy) voici près de quatre millions d’année, cet homo erectus, n’a pu survivre et se développer seul, en ignorant ses congénères.

La solidarité fut une condition essentielle de son maintien en vie, ni plus ni moins.

Dans ce contexte l’autonomie individuelle était réduite à sa plus simple expression, et en réalité inexistante.

La chasse était fondamentalement exercée collectivement, basée sur les stratégies du guet, de l’approche des animaux et de l’assaut final en poussant des cris destinés à effrayer la proie convoitée.

Hors du groupe, pas de salut !

C’est dire que la dimension sociale de la vie des premiers hommes s’imposait sous peine de mort certaine.

Il ne s’agissait pas d’un concept.

Notre Présidente ne remontera pas si loin et c’est bien normal.

Dans sa brillante réplique, elle dit notamment en préambule :

« Il est évident qu’en tant que femme de moins de 30 ans dans notre société occidentale du 21ème siècle, je n’ai aucun intérêt à m’opposer à l’expansion des libertés individuelles, libertés qui ont évolué positivement grâce aux mouvements contestataires de nos générations passées.

Évidemment, je partage votre avis quant à l’importance d’ériger en principe le droit de disposer de son corps librement, le droit à l’avortement, le droit à choisir son orientation sexuelle ou encore son identité, tout en respectant toujours les principes de respect de l’autre et de consentement.

Je vais donc me rallier à votre cause.

Je vais observer ce principe de liberté individuelle sous un prisme plus reculé, avec plus de hauteur :

« les libertés individuelles dans le cadre de notre société collective. »

Je souhaite être le prolongement de votre propos en estimant que vous avez parlé des libertés individuelles à l’échelle de l’individu tandis que je vais les analyser à l’échelle de la société,

Je souhaite composer une ode à la collectivité, plutôt sous un angle philosophique que juridique.

A cet égard,

Il est intéressant de se pencher sur l’étymologie du terme « liberté individuelle »

Le terme liberté vient du nom latin Libertas, qui signifie : état de l’homme libre, qui n’est pas esclave ni soumis à des contraintes.

Individu vient quant à lui du terme individuus : qui signifie indivisible, inséparable, entité unique qui ne peut être divisée sans être détruite.

La liberté individuelle peut donc être comprise comme les convictions propres à chacun, inhérentes à sa qualité d’humain et contre lesquelles on ne peut aller sans risquer de détruire son intégrité.

Et finalement, c’est vers cela que tendent les droits et libertés individuels, permettre à chacun d’être libre dans ses choix pour coller avec ses convictions profondes. .

Mais alors, comment les garantir sans qu’elles n’occultent la vie en société ?

Car évidemment les libertés individuelles sont fondamentales.

Mais elles mènent parfois à ce qu’on oublie le Nous collectif pour toujours mettre en avant la recherche de l’assouvissement plein et total de nos libertés, de la singularité au détriment de la collectivité.

J’ai deux critiques sur votre propos.

  1. Tout d’abord, vous avez choisi de le centrer sur l’autonomie personnelle, particulièrement rattachée au droit de disposer de son corps

Vous avez limité les exemples à l’euthanasie et aux pratiques BDSM.

Vous auriez pu aborder tant d’autres sujets qui sont brûlants et qui méritent qu’on s’y attarde ;

Notamment :

  • L’avortement en Belgique – qui appelle encore à des évolutions législatives ;
  • La prostitution,
  • La procréation médicalement assistée
  • La gestation pour autrui,

Et les libertés individuelles sont même plus larges encore car vous auriez pu aborder la liberté d’expression ou encore la liberté de conscience.

Mais vous ne les avez pas abordées, certainement parce que vous avez pris la liberté de limiter votre temps de parole.

  1. Ma seconde critique portera sur les dérives de ces libertés individuelles.

Vous nous avez parlé des limites de l’autonomie personnelle résidant dans la protection de l’intégrité physique et de la dignité humaine. 

Mais à mon sens, vous n’avez pas suffisamment insisté sur les paradoxes et les risques de ces libertés quand elles sont mal comprises ou mal encadrées.

Cette critique s’articule autour de plusieurs axes :

  • La première dérive est celle d’une liberté conçue comme un droit illimité.

Elle conduit inévitablement à :

l’égoïsme social, la difficulté à accepter les règles nécessaires à la vie commune et la disparition du sens collectif,

à La liberté se transforme alors en revendication permanente, non en principe partagé.

  • La liberté peut parfois être utilisée au détriment des autres

Parce qu’elle limite ou met en danger celle d’autrui.

C’est la dérive d’une liberté nuisible, qui n'est plus un droit mais un abus de droit.

Je pense notamment à la Liberté d’expression qui s’arrête lorsqu’elle se transforme en diffamation ou incitation à la violence.

Ou encore la Liberté d’entreprendre qui ne doit pas devenir une exploitation ou une mise en danger d’autrui.

  • La déresponsabilisation

Certaines personnes au nom de leur liberté refusent :

  • les règles sanitaires, (toutes les personnes qui refusaient de se faire vacciner ou qui refusaient les contraintes sanitaires) en vertu de leurs libertés indivduelles

Mais une liberté sans devoirs produit le désordre et fragilise la société.

C’est la dérive d’une liberté qui refuse toute responsabilité.

En conclusion les libertés individuelles dévient lorsqu’elles se transforment en égoïsme, lorsqu’elles blessent autrui, lorsqu’elles creusent les inégalités ou lorsqu’elles refusent les limites indispensables à la vie commune.

La liberté cesse d’être un droit lorsqu’elle devient un privilège, un danger ou une excuse. »

La question qu’il y a lieu de se poser est dès lors la suivante :

« Comment garantir les lib individuelles dans la société collective sans qu’elles n’aient un impact négatif sur la société ? »

Comment faire pour que la collectivité ne se sente attaquée dans ses principes et ne se sente obligée de faire front face aux individualités ?

Car actuellement, c’est ce qu’il se passe dans nos sociétés.

La société ne fait plus société, elle s’offusque contre des principes, choisit un ennemi commun et se ligue contre ce dernier.

Aux USA, ce sont les femmes qui pratiquent l’IVG ou les juges qui la légalisent,

en Europe, la communauté LGBTQIA+ ,

en Belgique, une crèche qui ne correspond pas au traditions … 

Comme s’il s’agissait de la dernière manière de faire unité.

On fait front contre des idées, contre des minorités, en pensant que c’est comme ça que l’on fait société.

Mais non ….

Le sujet des libertés individuelles devrait être un sujet qui rassemble J et qui unit J parce que comme vous l’avez bien dit, la pluralité humaine est une richesse et pas une tare.

Chacun devrait pouvoir mener son existence selon ses propres valeurs mais toujours dans le respect de l’autre.

La liberté de l’un s’arrêtant là où commence celle de l’autre.

Mais justement, à quel moment pouvons-nous décider que la liberté de l’un entache celle des autres ?

Comment des questions aussi intimes que l’identité de genre ou l’identité sexuelle d’un autre pourraient-elles gêner nos propres libertés ?

Cela parait insensé tant ces questions sont attachées à la vie privée.

Comment y remédier ?

La clé est dans la réflexion

Il faut repenser notre société en 

  • défendant les libertés sur le plan juridique tout d’abord.

Protégeant activement ces libertés grâce au cadre légal.

En surveillant que les restrictions soient proportionnées.

En recourant aux Institutions judiciaires au besoin.

  • En défendant les libertés dans la vie collective

Il y a lieu de promouvoir la tolérance et la diversité, cela se réalise dans l’éducation des générations futures.

Promouvoir le dialogue, parce que la parole est la meilleure des armes face à l’incompréhension

Rappeler que la liberté implique la responsabilité de ne pas empiéter sur celle des autres

  • En les défendant dans la vie quotidienne

S’opposer aux discriminations, aussi petites soient elles

En exerçant ses libertés individuelles parce qu’une liberté qui est délaissée finit par disparaître

« Défendre les libertés individuelles dans la vie en collectivité, ce n’est pas choisir entre le “je” et le “nous ».


C’est reconnaître que le “nous” n’a de valeur que s’il respecte les “je” qui le composent.

C’est de cet équilibre que naît une humanité véritablement libre. »

Finalement, bien que je sois en accord total avec votre propos, la dernière critique que je souhaite formuler est que votre vision des choses est légèrement utopique.

Mais sans doute aviez-vous prédit ma réplique dans le titre de votre discours

Comme si la question « ready for it ? » appelait une réponse négative

J’espère néanmoins que par mes propos, j’ai réussi à vous convaincre que choisir le ralliement plutôt que l’opposition n’est pas si compliqué. »

Quel brio !

Notre duo du jour fut, de l’avis unanime, exceptionnel !

L’oratrice et la Présidente ont placé, très haut, la réputation de la Conférence du Jeune Barreau de Mons !

Elle rejaillit sur tout le barreau, pour notre plus grand bonheur et notre fierté légitime !

Hommage au jubilaire :  

Monsieur le Bâtonnier Jean Saint-Ghislain 

Celui-ci monta à la tribune précédé par Maître Emilie Jaradin la plus jeune membre du Comité du Jeune Barreau.

Le Bâtonnier Bernard Popyn rappela les jalons essentiels de sa carrière professionnelle en ces termes :

C’est l’heure, c’est le moment, 50 ans Monsieur le Bâtonnier que vous avez prêté le serment d’avocat. 

Quelle vie professionnelle bien remplie ! 

Licencié en droit et en notariat de l’UCL en 1975, vous avez prêté le serment d’avocat et avez été admis à la liste des stagiaires de notre barreau le 08 septembre 1975 sous le bâtonnat de Maître Paul-Henry Franeau. 

Votre patron de stage fut Monsieur le Bâtonnier André Wattier et vous avez installé votre cabinet à Mons, avenue de Jemappes n°2. 

Votre dossier révèle que vous avez suivi avec assiduité et exemplarité votre stage d’avocat comme en attestait Monsieur le Bâtonnier Wattier le 29 août 1978. 

Vous avez été inscrit à l’Ordre à dater du 08 septembre 1978 et avez intégré le Jeune Barreau à dater de 1980 sous la présidence du regretté Maître Jacques Godeau. 

Vous avez été élu orateur de Rentrée en juin 1987 sous la présidence de feu Maître André Servais. 

Votre discours « De Lucy et Monna Lisa, l’œuvre inachevée » fut remarqué et ceux qui ont eu la chance d’y assister se remémorent encore la qualité du sujet et la prestance de l’orateur. 

Vous devenez Président du Jeune Barreau dès 1988 et Madame Béatrice Compagnion prononça le discours d’usage. 

Vous avez enchaîné avec l’organisation de la commémoration du centenaire de la Conférence du Jeune Barreau de Mons pour organiser le 17 janvier 1991 la visite royale. 

Celle-ci fut couronnée par l’exposition au Musée des Beaux-Arts de Mons du 15 au 23 décembre 1990 et du 06 janvier au 03 février 1991 d’Honoré Daumier, fin caricaturiste bien connu des avocats. 

En juin 1991 vous avez été élu pour la première fois au conseil de l’Ordre que vous avez fréquenté durant 22 années avec les interruptions réglementaires. 

Vous avez été Vice-Bâtonnier de 2001à 2003 sous le bâtonnat de Monsieur le Bâtonnier Alain Colmant, puis Bâtonnier de 2003 à 2005 avec pour Vice-Bâtonnier Monsieur le Bâtonnier Pierre DUMONT. 

Vous avez été juge suppléant à la Justice de paix du premier canton présidée à l’époque par notre ancien confrère, Monsieur le Juge de Paix Jacques Jottrand, en remplacement de Maître André Bulteau jusqu’à la limite d’âge. 

Au sein de notre Barreau, vous avez été rédacteur de la Lettre du Barreau, rédacteur du compte rendu de la Rentrée depuis plusieurs années pour la Tribune, et votre plume belle et enjouée vous a mené à publier un ouvrage remarqué en novembre 2016 « Gens de Justice en Hainaut – Figures choisies ». 

Vous avez également participé à un ouvrage collectif « L’histoire de la Ville de Mons » et vous vous apprêtez à publier très prochainement une œuvre intitulée « Les avocats du Barreau de Mons – hier et aujourd’hui – dans le cadre du 135ème anniversaire de la Conférence du Jeune Barreau ». 

Vous êtes également un membre actif de l’association des anciens Présidents du Jeune Barreau et avez encore organisé hier avec un jeune ancien président, une soirée d’ouverture à la Rentrée du Barreau de Mons où nous avons pu revoir des films de revues passées. 

Je vous laisse la parole Monsieur le Bâtonnier et vous félicite pour vos 50 années de vie professionnelle. 

Le jubilaire prit alors la parole.

Voici quelques extraits de son intervention :

Mon Cher Bâtonnier vous avez tout dit ou presque.

J’y ajouterai quelques considérations personnelles.

Dans cette vie bien remplie en effet, il était souvent bien difficile de respirer pour reprendre son souffle dans le stress quotidien de notre beau métier, celui dont Voltaire avait dit : « J’aurais voulu être avocat, C’est le plus bel état du monde ».

Je le confirme solennellement devant vous, malgré les vicissitudes, les contrariétés et les obstacles qu’il faut sans cesse surmonter.

Tout est dit et rien n’a changé depuis lors.

Il est vrai que cette belle famille qu’est le barreau est souvent un refuge douillet dans les mauvais jours …

Savons-nous prendre le temps et le recul nécessaires pour apprécier la vie qui nous est donnée et la richesse de nos rencontres ?

Je ne peux m’empêcher de vous citer l’épitaphe qu’Elsa Triolet a fait apposer sur sa tombe, à l’ombre du bosquet du Moulin de Villeneuve au Sud de Paris où elle repose auprès de Louis Aragon :

« On devrait toujours se voir comme des gens qui vont mourir le lendemain.

C’est ce temps qu’on croit avoir devant soi qui vous tue ».

Ce temps qui nous broie m’amena au vice-bâtonnat suivi du bâtonnat en juin 2023.

Les difficultés de ma tâche furent abordées l’une après l’autre avec le soutien sans faille des membres du conseil de l’ordre, jusqu’au 31 août 2005.

Avec l’aide efficace de notre secrétaire attentive Cécile Polet que je salue ici chaleureusement.

Je remercie également, ma chère secrétaire, Christelle Dutoit, ici présente, pour son dévouement et ses qualités exceptionnelles, son accueil tellement humain des personnes qui franchissent la porte du numéro 12 de la rampe Sainte-Waudru …

Défendre le barreau, ses avocats, la dignité de la justice malmenée fut un défi constant et obstiné.

Nous n’avons jamais ménagé nos efforts pour monter au créneau, manifester, écrire, nous indigner.

C’est avec émotion que j’évoque ici la mémoire de notre confrère et ami Marino Santarelli, décédé à Bruxelles le 12 décembre 2022 alors qu’il manifestait, par solidarité, pour la défense de notre profession irremplaçable dans une démocratie digne de ce nom !!

Merci à toi Marino !

Albert Jacquard rappelait que la qualité d’une civilisation ou d’une société se mesure au soin qu’elle consacre à la santé, à l’éducation et à la justice.

C’est le temps de rappeler le serment que nous avons prêté d’exercer notre profession avec « dignité et probité ».

Il s’agit d’une obligation de résultat non négociable, sous peine de s’autoexclure du barreau.

C’est ce que j’ai essayé de faire modestement au fil de ces cinquante années durant lesquelles j’ai défendu celles et ceux qui m’ont accordé leur confiance parfois dans le désarroi et la fragilité.

Telle est notre mission, notre mission qui nous anoblit.

Le Président André Potvin disait : « Devenir Juge, c’est comme un anoblissement ».

Il en est de même dès notre prestation de serment.

La toge du Juge et notre robe le rappellent chaque jour.

Elle privilégie au plus haut point l’être par rapport à l’avoir, dans notre société ultra matérialiste.

A cet endroit important de mon propos, je voudrais remercier mes chers enfants pour tout l’amour dont ils m’entourent et la joie qu’ils m’ont offerte en me comblant de mes cinq petits-enfants : Simon, Eliott, Baptiste, Emile et Jules.

L’un d’entre eux, voire plus, suivront peut-être mon chemin, à la suite de Valérie, de leurs grands-parents et de leur arrière-grand père Franz Michaux.

Mon Cher Bâtonnier,

Vous avez eu l’amabilité de rappeler ma passion pour l’histoire et particulièrement celle du Barreau.

Il est vrai qu’après mon ouvrage « Les Gens de Justice en Hainaut » paru en novembre 2016 je me suis attelé à la rédaction d’une suite en deux volumes gentiment préfacée par Madame le Bâtonnier Valérie DEHON qui sera présentée le 19 décembre à la Maison Losseau, avec pour titre : « Les avocats du Barreau de Mons, hier et aujourd’hui » dans le cadre du 135ème anniversaire de la Conférence du Jeune Barreau.

Il s’agit d’un travail de mémoire de plus de 800 pages contenant de nombreux documents et mille photographies en couleurs.

J’y ai placé en exergue la citation de Georges Sand :

« Le souvenir est le parfum de l’âme.

Savoir c’est se souvenir. »

Il me reste le devoir le plus agréable à accomplir : Féliciter la Conférence du Jeune Barreau et particulièrement sa présidente, ma chère Juliette, dynamique, brillante lauréate de notre concours de plaidoiries, pour la perfection de l’organisation de la rentrée.

La passion de vos prédécesseurs est intacte et la relève est merveilleusement assurée, depuis le 11 décembre 1890 et son premier président – Georges Leclercq déjà évoqué.

Je tiens à féliciter vivement notre oratrice de ce jour, Dounia Smeyers, qui, avec brio, nous a fait partager avec conviction et brillance son combat pour la reconnaissance de l’autonomie personnelle.

Je félicite notre Présidente pour sa réplique à la hauteur du discours.

Mesdames, Messieurs, Chers Confrères, Cher Amis,

J’espère ne pas avoir abusé de votre temps précieux.

Et que peut-être, comme Marcel Proust, vous avez retrouvé un peu du temps perdu enfoui dans votre mémoire.

Je vous remercie de l’avoir partagé avec moi en ce jour de fête.

Et Vive la Conférence du Jeune Barreau de Mons !

Et voilà … l’acte quatre était joué.

Acte cinq

Il était temps de regagner le Mundaneum, en se laissant descendre le long de la rue de Nimy, où se tenait la réception.

C’est donc autour du globe terrestre illuminé et géant qui tourne lentement que nous pûmes échanger nos impressions, savourer la joie de la fête assortie des bulles et de leurs accessoires de circonstance.

Le soir était tombé quand les derniers invités quittèrent ce lieu magique précisément dédié au temps qui passe et à la mémoire qui a pour devoir sacré de le prolonger pour ne pas l’ensevelir sous les strates tenaces de l’oubli.

Acte six

La soirée traditionnelle déploya ses fastes dans les belles installations du « Chant d’Eole », dans le vignoble bien connu ici et ailleurs.

Les tables étaient magnifiquement dressées et après quelques flûtes de bulles enchantées, les convives s’installèrent.

L’ambiance fut au zénith et parfois incontrôlable … pour notre plus grand bonheur.

Puis, après le dessert, la revue débuta avec comme affiche :

« Touche pas à mon Barreau »

Notre réserve naturelle, voire le respect du secret professionnel, nous empêchent de vous en restituer les morceaux les plus savoureux …

Et c’est aux petites heures que les derniers fêtards reprirent, … prudemment, leur voiture pour rentrer chez eux vers un court repos car ce n’était pas fini.

Acte sept – Dimanche le 7 décembre

Le Bâtonnier avait convié ses invités à visiter l’exposition consacrée à David Hockney au C.A.P., rue Neuve, en guise de mise en bouche avant son déjeuner qui avait pris ses quartiers au Mundaneum, comme pour la réception de la veille.

Ces instants sont un vrai régal, dans une ambiance détendue et amicale.

Le chef étoilé Benoît Neusy y déploya ses grands talents …

C’est Monsieur le Bâtonnier Bernard Mairiaux qui prit la parole au nom des anciens bâtonniers du Barreau de Mons.

La rentrée avait atteint son point d’orgue et toutes celles et deux qui ont contribué à son succès pouvaient souffler car ce fut une réussite totale qui demande une dépense d’énergie inouïe.

Félicitations à Juliette et à son comité d’un dynamisme remarquable !!!

Rideau …

Jean SAINT-GHISLAIN

Ancien Bâtonnier

 

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