Depuis 2015, le 20 mars est devenu la « journée de la justice ». Depuis 2015, les acteurs de la justice se mobilisent, en Belgique, pour dénoncer le manque criant de moyens et les répercussions de ce financement insuffisant sur l’accès à la justice et le droit à un procès rapide et efficace.
Les avocats, les magistrats, les greffiers et le personnel administratif, acteurs du monde judiciaire, se mobilisent chaque année pour rappeler les mérites d’une justice indépendante, démocratique et accessible, efficace et humaine.
Les revendications évoluent peu tant elles sont peu rencontrées par le monde politique même s’il faut reconnaître qu’il y a eu des améliorations dans certains domaines (recrutement des magistrats, conditions de l’aide juridique, une certaine informatisation, …).
Les revendications du monde de la justice restent nombreuses et justifiées. Certaines juridictions croulent sous les dossiers, les délais de fixation sont parfois très longs, les réflexions en matière d’intelligence artificielle sont peu avancées, la véritable informatisation de la justice n’est pas achevée, certains bâtiments judiciaires sont dans un état lamentable, certaines prisons sont insalubres, etc…
Toutes ces revendications, légitimes, nécessitent des moyens. Le budget actuel de la justice ne permet pas d'améliorer la situation. Il est temps de passer des promesses aux faits et de majorer sensiblement le budget octroyé au pouvoir judiciaire.
Cette année, aucune manifestation n’est prévue mais les revendications des acteurs du monde judiciaire seront rappelées au monde politique dans le cadre d’une carte blanche.
Il y a quelques années, le slogan de cette journée était « l’état de droit, j’y crois ». Cette profession de foi n’a jamais été aussi nécessaire qu’aujourd’hui ! Il est temps de se rappeler que le pouvoir judiciaire n’est pas un service public mais un vrai pouvoir dans un état de droit.
Xavier Van Gils
Ancien président
Co-président de l’observatoire