Le Service ombudsman des avocats de l’Ordre des barreaux francophones et germanophone a rendu son rapport pour l’année 2018.
Vous pouvez le consulter en cliquant sur ce lien.

Je tiens tout d’abord, au nom d’AVOCATS.BE, à féliciter nos deux ombudsman, Marie-Anne Bastin et Grégoire de Wilde d’Estmael, qui ont accompli un travail titanesque pour mettre en place ce service. Le résultat est impressionnant, et en quelques mois, nos deux confrères ont pu mettre en conformité l’ombudsman communautaire avec les exigences légales et administratives, tout en gérant de mains de maîtres les dossiers qui leur sont confiés.

Je remercie bien entendu aussi tous les ombudsman locaux qui s’investissent dans cette fonction difficile et souvent chronophage.

Quant au rapport, je vous invite à une attentive lecture. Vous y découvrirez beaucoup d’éléments, aussi bien factuels, humains que statistiques, qui peuvent mener à d’importantes et intéressantes réflexions sur notre profession.

Je ne commenterai pas ici toutes les remarques de nos ombudsman, mais tenais à insister sur trois points qui me semblent relever de l’essence même de notre profession, de notre déontologie et de la confraternité :

  • Vous constaterez qu’une grande partie des plaintes déposées à l’encontre de confrères sont relatives à un problème de communication et de transparence.

Je ne puis qu’enjoindre tous nos confrères à respecter les obligations, actuellement légales mais toujours déontologiques, de transparence quant aux honoraires (respect du Code de droit économique, conventions préalables, etc..). Il convient d’être totalement clairs à l’égard des clients. Il en va bien entendu de notre responsabilité en particulier, mais aussi de la réputation de notre profession en général.

Vous trouverez à ce propos sur l’extranet divers modèles qui pourront vous aider et qui seront d’ici peu adaptés et intégrés dans une « boîte à outils » très complète à l’attention de tous.

  • J’enjoins de même nos confrères à communiquer activement avec leurs clients. Pléthore d’entre eux se plaignent de ne pas avoir de nouvelles de leur avocat, de ne pas être recontactés…

Or une relation de confiance repose notamment sur une bonne réactivité aux demandes des clients. Ceci résout de nombreux problèmes et permet d’éviter des litiges inutiles.

  • Enfin, je remercie tous les confrères qui feraient l’objet d’une plainte déposée dans les mains de l’ombudsman, de contacter ce dernier et de répondre à ses appels ou convocations, ce qui débouche d’ailleurs souvent sur une résolution du conflit, au bénéfice de tous. Et ce même si le confrère concerné est à bout et ne désire aucunement participer à une conciliation.

Cela relève simplement de la confraternité et du respect.

Loin de moi l’idée d’être ici moralisateur, mais je me devais, à la lecture de ce rapport d’ombudsman 2018, de vous rappeler quelques principes qui nous permettront certainement de mieux vivre ensemble, entre nous et avec nos clients.

 

Votre bien dévoué,

Jean-Joris Schmidt,
Administrateur

 

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Jean-Joris Schmidt

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